Depuis la nuit des temps, la femme a été subjuguée par l’homme, en effet, le processus de la marginalisation, de la déshumanisation et de l’oppression est très apparent dans la société africaine où la femme a été considérée comme un objet : objet de désir, objet de la violence voire un esclave soumis à des règles du continent, de la race et des principes mythiques

À l’instar du développement et de l’universalisme, la femme africaine a pris conscience de sa situation d’offense à partir des années 80, prenant la plume comme une arme pour une revendication dite humaine afin de restituer leurs droits et d’abolir tous les problèmes qui les menacent dans une société fondée par un pouvoir aristocrate.

Écrire au féminin, c’est rompre avec une réalité africaine niant les droits de la liberté, de la parole et de la justice de la femme en dénonçant la manière de leurs présentations au sein de l’écriture masculine comme objet de discussion péjorative ; à contrario, cette écriture a revalorisé la femme comme sujet et objet de leurs propres productions voire une écriture autobiographique féminine ; les écrits de Fatou DIOME “le Ventre de l’Atlantique”, Calixthe BEYALA “c’est le soleil qui m’a brûlé” et ainsi d’autres marquent la réussite de cet engagement féminin.
La littérature féminine a fait ravage lors de la période postindépendance étant un refuge qui a pu reprendre et préserver l’image de la Femme entant  qu’un être humain libre dans ses pensées et ses actions.
Après une très longue période de silence, les femmes orientales ont aussi créé un langage propre à elles imposant un regard totalement différent sur la femme où l’écriture était le lieu de la défense pacifique pour faire face au discours hégémonique patriarcal en justifiant leurs positions et leurs statuts au sein de la société.

Par ailleurs, la lutte contre toute sorte de ségrégation sexuelle est le but essentiel des associations féminines faces à la dominance de l’idéologie masculine, mettant constamment en exergue la révolte de la femme contre à un système phallocratique.

Pour l’émancipation et l’intégration du genre féminin dans les multiples domaines, les femmes se réunissent autour d’un mouvement appelé “féminisme” fondé par Calixthe BEYALA en Afrique et Lalita TADEMY au États-Unis par leurs œuvres “seul le diable le savait” et “au bord de la rivière cane” brisant le mythe de l’Afrique mère célébré par les écrivains de la Négritude en donnant de nouvelles orientations pour relater l’histoire de l’esclavage, de la vision d’infériorité de la femme et surtout du racisme.

Ce mouvement féministe africain contemporain contribue à la réhabilitation de la dignité de la femme africaine noire en passant par l’art, la musique et l’écriture pour faire entendre la voix féminine dans toute la diaspora africaine où ces écrivaines sont considérées comme des actrices du changement à cause de la valeur universelle de leurs productions. Leymah GBOWEE1 déclare :

 

 » […] Il s’agit d’une armée de femmes vêtues de blanc, qui se sont levées lorsque personne ne le voulait, sans peur, parce que les pires choses imaginables nous étaient déjà arrivées, … Il s’agit de la manière dont nous avons trouvé la force morale, la persévérance et le courage d’élever nos voix contre la guerre, et rétablir le bon sens dans notre pays . »

 

L’antagonisme entre le sujet masculin et féminin n’est pas la seule opposition binaire dans l’Afrique francophone où les facteurs sociopolitiques et économiques ont aussi joué un rôle important dans l’oppression de la femme qui a augmenté au triple : le mépris racial, la turpitude de la classe bourgeoise et l’impérialisme culturel.

Cet engagement féminin a retracé l’itinéraire de la liberté pour la Femme adéquat aux normes de la modernité que la société actuelle le prouve à travers l’ensemble des activités et des réalisations marquées par la Femme dans toutes les filières : économique, politique, sociale, artistique…etc. En imposant une égalité sexuelle, mais aussi une obtention d’un but fortement battu qui se résume autour de la revalorisation et la réhabilitation des droits de la Femme et de la justice au sein du monde .

La Femme d’aujourd’hui est le fruit de la bataille féminine menée par un esprit désireux aux changements vers une justice et une liberté totale réalisée en notre temps où la touche féminine se trouve fortement consolider dans les distincts domaines.

Auteur : BENADDA Nadjet

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