Ce phénix a choisi de combattre contre ce feu qui le brûlait lors de la «chronique des années de braises» ; une histoire qui criait le désarroi d’un peuple, montrant la révolution et la résistance des propriétaires d’un pays, des terres, des maisons et des vies. Le cinéma en Algérie est né ainsi, pour raconter, affirmer l’histoire d’un siècle et demi et laisser la trace d’un combat gagné.

Se lancent alors les producteurs algériens dans le monde du cinéma, « la bataille d’Alger » ; l’un des films les plus marquants, « Hassan Terro »,
« l’Opium et le Bâton » et bien d’autres œuvres qui racontaient chacune un combat d’une famille, d’un quartier, d’une période, mais toutes d’une seule cause. La cause algérienne.

Quittons pour un instant l’ombre de la guerre et allons en vacances avec l’inspecteur Tahar et son apprenti qui selon son supérieur « s’il ne le dit pas de sa bouche, je ne sais d’où il va le dire». Poursuivre le meurtre commis dans un complexe touristique est le début de l’aventure d’un humour ancré en nous jusqu’à ce jour et des répliques qui deviennent un jargon typiquement algérien.
Quittons pour un instant l’ombre de la guerre et allons en vacances avec l’inspecteur Tahar et son apprenti qui selon son supérieur « s’il ne le dit pas de sa bouche, je ne sais d’où il va le dire». Poursuivre le meurtre commis dans un complexe touristique est le début de l’aventure d’un humour ancré en nous jusqu’à ce jour et des répliques qui deviennent un jargon typiquement algérien.
Et puis quand une « famille comme les autres » veut acheter une voiture à six millions de centimes, les surprises et les évènements qu’elle vivra nous laisseront pliés de rire. Déjà, dites-moi « sou9 yefteh f lil ? »
« soug mouk yhel f lil !”.

Avez-vous déjà essayé de voyager en famille ? Moi si, et
« taxi el mekhfi » me fait rappeler tous les voyages qu’on a vécu moi et « mima », tous les trajets et les fous rires, tous les repas et les pains achetés pour rassasier notre faim et tous les gens qu’on a rencontré et avec qui on a échangé quelques mots, des sourires et plein d’histoires.

Toute personne qui nous a aidées à transporter nos bagages, celles qu’on ne reverra jamais, celles qui ont été un héros pour un instant. Et ce film d’ailleurs raconte tout ce qu’on peut traverser en passant d’une ville à une autre, avec des membres de famille, aussi différents l’un de l’autre et aussi algérien l’un que l’autre.

Le cinéma algérien a évolué depuis, nous sommes sorti de la guerre et nous nous sommes éloignés un peu de l’humour pour refléter la société, pour rompre le silence et parler à voix haute, pour essayer de changer, pour s’améliorer, mais aussi pour diversifier.

Nous sommes en 2018, et «M» et le premier film d’horreur algérien, est sorti en avant-première ce février. « M » ne reflète pas sûrement pas notre vécu quotidien (sauf exception peut-être), mais il reflète l’imagination de nos jeunes talentueux qui ont alors mis en scène l’histoire d’un groupe d’amis entrés dans une grotte et qui ne sont pas prêts d’en sortir.
Mais l’impossible n’a jamais été algérien, alors il n’est pas impossible de trouver l’amour à la fin de notre vie. C’est là où intervient l’histoire de « Until the end of time » sorti en 2018, une histoire unique, différente et émouvante.

Le cinéma algérien parle à nos cœurs, à notre vécu, à notre passé, notre histoire et à notre futur.
C’est ainsi que nous faisons les choses, c’est ainsi que nous créons les choses.

Auteur : Djane-Ahmed Ania Mounira.

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