Et sur ce morceau de toile, de feuille,
Se repose la mémoire de l’homme,
Soulevant le fardeau de l’histoire d’antan.
Jadis indomptable dans un esprit troublé,
Elle se retrouve bornée, prisonnière de ses démons,
Ne respirant qu’à travers le regard des passants.
Et si par pur hasard du temps,
Une âme se met à trembler en observant la douceur de ses formes,
Elle ruissellera jusqu’au fin fond de son cœur, et fera de lui son âtre éternel,
Récitant à son inconscience la beauté du doute, la beauté du passé,
Allant aux enfers abyssaux de l’esprit,
Jusqu’au bord du Léthé, pêchant l’oubli de toute l’humanité,
Faisant de ce dernier la force de son existence.
La mémoire surgit de l’oubli, bercée par une marée d’émotions,
Tantôt douce, tantôt hideuse.
Le passé revient parmi les vivants contemplant l’aurore,
Dont les lueurs s’inspirent du mystère de l’art.

Auteur : Selma Bouchema

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