Timimoun
Timimoun

Un proverbe Zaïrois dit « Si tu ne voyages pas, ton langage ne s’enrichit pas ». Le sud algérien fait plus qu’enrichir le langage, Il rend polyglotte.

Timimoun, où l’Homme a vécu depuis la préhistoire, se situe au centre du Sahara. Entourée d’Oasis, elle cache en son sein des richesses humaines et culturelles qui en font le cœur battant de l’Algérie.
Malgré des signes de détérioration sur le plan architectural, la ville, où règnent calme et sérénité, a su conserver son cachet unique. Se couper du monde et y vivre pleinement ses vacances est la meilleure chose qu’on puisse faire pour se ressourcer.

Les Ksours de Timimoun sont de véritables témoins de la vie de l’Homme en harmonie avec un environnement chaud, aride, presque hostile, qui l’a poussé à trouver des solutions durables, pourtant simples, pour perdurer : construire en terre, rapprocher les habitations, rétrécir les ruelles, et réduire les ouvertures ; toutes ces solutions, le sahraoui les a utilisées depuis la nuit des temps dans la construction de son habitat, mais elles restent à ce jour incontournables pour concevoir une architecture durable. Voir ces Ksours encore debout aujourd’hui, après tant de siècles en est la meilleure preuve.

Le Ksar d’Ighzer se trouve à 20 km de Timimoun. Son nom, signifiant fleuve en Tamazight, tire son origine de sa situation près d’un fleuve aujourd’hui disparu. Ce vestige, attirant de loin par sa hauteur et sa forme atypique, ne nécessite pas d’énormes travaux pour redevenir habitable, ses maisons sont toujours là, invitant silencieusement, quiconque passe devant elles à venir les occuper pour les faire renaître. Ses ruelles sinueuses encouragent l’ascension jusqu’au sommet, là où un paysage panoramique impressionnant de beauté vous laisse sans voix.

À leur tour, les paysages naturels, font de Timimoun l’une des plus belles villes d’Afrique. Des dunes aux allures improbables ne demandent qu’à être escaladées. Des oasis omniprésentes viennent sublimer les étendues de sable à perte de vue. Un ciel étoilé des plus clairs, et l’horizon lointain, inatteignable ensorcelle son contemplateur au coucher du soleil et à son lever, et lui fait oublier son monde.

Derrière cette apparence de paradis sur terre, se cache la plus belle richesse de Timimoun, ses habitants, il n’en existe pas de plus accueillants. Partout où vous irez, vous n’entendrez que des « mrehba bikoum ». Ici, l’invité est roi, on invite sans hésiter à prendre un thé ou à partager un repas, et on fait le guide sans même être sollicité. Les gens sont simples, posés, toujours souriants et très humbles. Malgré le manque de moyens, on respire la joie de vivre, et on n’a besoin que d’une guitare pour être heureux. Si un jour ces Ksours devaient revivre, ce serait grâce à ces personnes et leur savoir, nécessaires pour reconstruire ce pan de notre histoire et faire prospérer notre société, pour offrir au petit Rachid qui nous a guidés et à tous les enfants algériens l’avenir radieux qu’ils méritent.

Auteur : Zahir Sidali CHENIK – Nomad Club

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